Fut-il jamais* en si simple appareil
minois plus frais entre mes draps froissés ?
Apre baiser sur mon nez déposé,
déterminée, m'invitant au réveil,
elle ronronne et s'active empressée.
Je l'imagine prête à dépecer
d'un coup de griffe l'innocent sommeil
qu'elle a violé. Plus vive et courroucée
fut-il jamais ?
Tant de mots crus en cette aube vermeille
fusent brûlants, la faim l'ayant poussée
à les miauler bien avant le soleil
-Chatte affamée dit-on n'a plus d'oreille-
telle harangue au lieu de rêvasser
fut-il jamais ?
*Alfred de Musset : " Fut-il jamais douceur de cœur pareille"
Ce message a été édité - le 27-03-2025 à 09:29 par Arielle