Formellement, il n'y a rien à dire sur ce texte qui ne s'accorde que les libertés prises depuis longtemps par d'autres auteurs reconnus, et comme toi, je m'en fiche, la beauté ne résultant pas de la conformité.
Par contre, je ne vois pas qu'il traite du talent, de son doute, de la notoriété, à moins que je ne sois momentanément aveugle. Le sujet me semble plutôt porter sur la reconnaissance de notre place dérisoire, quoi qu'on fasse, qui que l'on soit ou prétende être, quels que soient les honneurs plus ou moins mérités du moment. Admettre n'être chose que celle qui passe égarée dans "la foire aux vanités". Quant au talent, j'aimerais en avoir une définition autre que la biblique... Si certains disposent de facilités variables, chacun ne fait jamais que ce qu'il peut et, même si disposant de grandes facilités, pour pondre une œuvre regardable, travaille beaucoup. Reste le génie, lequel ne se constate qu'à postériori, jamais avant la ponte. Mais la personne ayant pondu une œuvre de génie n'échappe au lot commun, mieux que quiconque elle le sait bien, s'étant avec ténacité confronté à ses propres limites dans l'inévitable solitude de son avant-poste.