Aux philologues et paléographes
A la miction de mes vers (supposée)
Froncent des nez, moins souples de leurs ans,
Les fronts déteignent en honte rosée
Qui fait fluer, prudes esprits fuyants,
Toute âme mièvre, étique et mal dosée,
Sans cohésion, manquant de ces liants
Préservant l'être instruit de la nausée !
Quelque cynisme, avec un peu d'humour,
Recul, calcul, dérision, flèche, cible,
Mauvais esprit - dans le sac plus d'un tour -
Regard aigu sur l’inintelligible :
Roués, malins, vous verrez, bientôt pour
Me situer dans la sphère intangible
Qui va d'ici jusqu'à Kuala Lumpur,
Courir enfin mon littéraire steeple,
Troquer, surtout syntaxe avec senti,
Admettre un sens aux Sibylles si belles,
Si, décousue, égale au nombre pi,
La vérité, moires perpétuelles,
Montre son axe, et comme au ralenti,
Ample, déploie une immensité d'ailes,
Nec plus ultra du poète nanti
Pour dire aux vents nos instances cruelles...
Ce message a été édité - le 12-06-2025 à 19:45 par Salus