Ah ? J'ai pourtant lu des sonnets basés sur bien autre chose que des alexandrins (vers de 8 syllabes - et non "pieds" - par exemple). Voici par exemple un sonnet en octosyllabes que j'ai concocté sur le modèle d'un autre, d'Honoré d'Urfé ("Qu'il ne faut point aimer sans être aimé"), également en octosyllabes :
J'en suis au point où je vais blasphémer
Chère, en attendant le taxi,
Puisque je suis d’humeur bohème,
Je vais vous pondre sans problème
Le petit sonnet que voici.
Ne prenez pas cet air ranci,
Vous me tapez sur le système ;
Vous allez voir que ce poème
Sera en tout point réussi.
Si certains beaux esprits appellent
À le jeter à la poubelle,
Au diable ces ânes bâtés.
Comment, toujours insatisfaite ?
Me prenez-vous pour le Prophète ?
Vraiment, Phyllis, vous mégotez.
@Jim Cet éventail de sonnets est vraiment remarquable, je n'y ai trouvé jusqu'ici que du bon ! (il y a même du Boris Vian...) Il reste quelques petites coquilles ici ou là, dont plusieurs devraient être signalées automatiquement par Word, ou par Open Office. Le sonnet est vraiment la forme reine de la poésie classique. Je vais relire ça tranquillement, et pas tout d'un coup. Merci en tout cas.