Avide de savoir, adolescent,
je fréquentais assidûment
la Bibliothèque Centrale.
Assis des heures durant,
avec un livre devant,
je dévorais des yeux …
la bibliothécaire.
Les formes généreuses,
grande, blonde, sensuelle.
Je la suivais du regard
sinuant entre les rayons,
rangeant les livres.
A chacun de ses mouvements
des frissons au long de l’échine
jusqu’en bas du dos
stimulaient ma libido.
Les jours de la vieille acariâtre,
je me consolais avec les livres.
Des dizaines, et des dizaines :
littérature, histoire, poésie,
mathématique, physique, chimie,
jeu d’échecs et j’en oublie.
Une véritable orgie.
Dans l’un et l’autre cas,
ma bibliothèque à moi
c’était devenu l’endroit
le plus érotique au monde.
vittorio, ancien ado