Aguichante était cette caille
Qui faisait frissonner nos couilles
L’on se serait cru dans les Pouilles
Vibrants au vent telle une paille.
Elle entonnait de si doux trilles
Qu’aidés du raisin de la treille,
Battait le rouge à notre oreille,
Fascinés par ses tendres vrilles.
Elle envoyait des sons gracieux
Qui rebondissaient sur les cieux
Puis revenaient piquer notre œil ;
Ses chants giflaient, comme un soleil,
Notre cœur qui se faisait vieux ;
L’on n’aurait pu se sentir mieux.