C’est un grenier, les étranges toiles
Sous les rais d’un hiver, les phébus
Offrent au bois leurs songes, leurs gouailles
Et leurs chants sont d’amusants opus :
Une araignée, à l’air incrédule,
Tisse, sans son, les cheveux et l’os
De sa maison est comme une bulle
Qui bêle au luxe au cœur de l’éros.
Cette ouvrière, impassible épeire,
Crache sa bile et sa soie amère
Colle, amarante, inaudible voix,
Sur le coin vide, une histoire en verre,
Se brise alors qu’un enfant s’affaire
A casser l’arche telle une noix.
Et dans la coque, apparait un choix :
Plier sous l’os tenace et sévère
Et vivre mous mais l’on persévère…
Ou vivre libre et chaud sous la poix
Qui brûle autant qu’elle nous libère,
Question de temps ; (choisis-le mon frère !)
Serait-il cool d’être un bel héros,
D’aller la mer, dans un ergastule,
D’ainsi se gargariser d’éthos ;
Crever, pourri, sous quelque faux tulle ?
S’aménager l’île où l’on est nus
Et qu’en le sable, on creuse et fouraille
Puis qu’on y trouve ; ébahis, émus
Toujours, encore la même toile.