Mon coloc, du Colorado

Par : Pierre Lamy
Il faut être inscrit et connecté pour répondre à un topic.
Avatar

Pierre Lamy

Posts: 3812

Membre

Mon coloc, du Colorado
Rime avec El Desdichado
Peu lui chaut, il n’est pas poète.

Un poil ténébreux, mais pas veuf.

Avec sa coiffure obsolète,
Il a un côté vieil ado.
Son hobby, c’est le mikado.
Son kif, se la jouer prophète.

Un poil ténébreux, mais pas veuf.

Il passe ses ouiquende en teuf.
Mi camelot, mi-romantique,
Souvent il dégote une meuf.
Dans un petit coin d’Amérique,
Il naquit en septante-neuf.
Avatar

Tontonjacques

Posts: 704

Membre

Sur les fantassins harassés
Occupés à se déchausser
Sonne le clairon qui claironne :

C’est pas d’la soup’, c’est du rata.

Pas question de crêpes bretonnes,
De soufflé, de melon glacé,
Mais ce raffut, pour annoncer
Aux quatre coins de l’Hexagone :

C’est pas d’la soup’, c’est du rata.

J’ai compris, c’est pas la fiesta,
Pas de quoi tomber de sa chaise ;
C’est pas terrible, mais basta !
Délaissons donc la Marseillaise
Au profit des chipolatas.
Avatar

Pierre Lamy

Posts: 3812

Membre

Vu que suis dépourvu d'imagination et que mes émotions relèvent de mon jardin secret, j'use d'un générateur de mot.
Hier il m'a servi "colorado".
J'en ai fait un oulipolet.
Ce matin c'était ascenseur :

Est-il vrai que dans l’ascenseur
On peut trouver une âme sœur ?
C’est ce que prétend Théophile.

Qui endure son célibat.

Rond de cuir à l’Hôtel de Ville,
Il se la joue maître-penseur.
Et se verrait bien professeur,
Au Lycée Leconte-de-Lisle.

Pour mieux vivre son célibat,

Vivant pilier du bar-tabac,
À la contre-belote il bat
De tous ces picolos, la crème.
Du coup j’en ai fait ce poème.
Ai-je eu tort ? Il y a débat.
Avatar

Tontonjacques

Posts: 704

Membre

Comme disait ma bell’sœur :
Le homard selon grosseur
C’est mieux que le crocodile.

Mais libérez Barabbas !

Ah, il biche et il jubile,
Cet incurable farceur,
Goguenard, mais connaisseur
Éclairé de l’Évangile :

Libérez ce Barrabas !

Quel bastringue, quel sabbat !
Un gringo gueule : Arriba !
Le matin se lève, blême,
Et j’en entends qui blasphèment
Dans le bar-tabac d’en bas.