@mimipoésie : Les attouchements sont des actes profondément destructeurs, souvent minimisés par ceux qui ne mesurent pas le mal qu’ils infligent. Pour certains, c’est « la femme qui exagère », alors que la réalité est tout autre. Ils n’accepteraient pas, en pleine rue, qu’une femme se permette de les toucher ou de leur imposer ce regard froid qui réduit l’autre à un objet. Votre poème, écrit de manière brute, choque parce qu’il dit la vérité nue. Il glace parce qu’il montre ce que beaucoup préfèrent ne pas voir. Et c’est précisément ce qui le rend nécessaire.
@Sylvain2023 : Les souvenirs sont ce qu’ils sont, et chacun les exprime à sa manière. Si vous trouvez ce poème « trop abrupt, trop glacial », c’est peut‑être parce qu’il porte la violence d’un acte qui ne peut pas être enjolivé. Pourquoi vouloir à tout prix l’édulcorer ? Les mots qui servaient autrefois à dire la douleur ont été tellement utilisés pour des chagrins d’amour qu’ils en ont perdu leur force. À force d’être adoucis, ils finissent par faire passer un traumatisme pour un simple petit bobo dont on se relèverait sans trace. Or certains vécus exigent d’être dits sans filtre, parce que les adoucir revient trop souvent à faire taire, encore une fois, celle ou celui qui les a subis.