Légende à forme fixe : In finibus terræ

Par : Salus
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Salus

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In finibus terræ

- Penn-ar-bed -

Le cycle de Bretagne


Au val sans retour
Merlin l'enchanteur
Repense - ô rancœur !
A la longue cour

Qu'il fit à Viviane,
Elève assidue
De la très pointue
Maîtresse Morgane.

Aux combes d'oubli
L'ancien barde songe
A cet inouï
Et curieux mensonge,

Promesse d'un jour,
Pernicieux serment
...Et cet air charmant,
Vraiment ! quel bon tour !

...Pour qui court la lande
Où la forêt belle
Des Bretagnes, telle,
Ici, Brocéliande...


La subtile oreille
Du sage sorcier
Ecoute - merveille -
L'eau, l’œil sans ciller.
Là-bas, vers la mer,
Le souvenir pleure
L'amour, qui demeure
Suspendu dans l'air.
Et dans les ténèbres
Que quelque dieu tend,
L'océan distant
Roule, flots funèbres,
Les sanglots du temps
Que le vent écharpe
Dans la folle harpe
De nageurs géants.

Un
Squelette échoué
Sur la grève, au loin,
L'os chante, avec soin,
De beaux sons doué !

...Vague à l'âme, un mage
Pleure - hémorragie
De tendresse, agie
Par l'amour et l'âge

Du vieux ménestrel
Plurimillénaire
Dont vit sans fin l’ère
D'or surnaturel...
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Pierre Lamy

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Cette ritournelle en pentasyllabes donne envie de danser en groupe comme dans les Fest-Noz
Un petit bijou de poésie populaire
Merci Christophe
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Tontonjacques

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Depuis que j'ai vu Kaamelott, je n'arrive plus à percevoir Merlin comme avant, grrr !
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Salus

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Merciàtoi, Pierre, ça me fait plaisir.

Tonton, aussi, Kaamelott, on a pas idée ! (essaie plutôt "Les Celtiques", superbe joyau du 9ème art dû au pinceau d'Hugo Pratt)