Entre deux équations je laisse errer mes vers
Ce sont là deux façons de maintenir ouverte
La chasse à cette anguille humide froide et verte
Qui de ma main s'échappe en offrant son revers
Est-ce le monde ou moi qui gîte de travers
N'ayant l’œil ni l'esprit suffisamment alertes
Pour saisir ces fumées dont les nues sont couvertes
Me présentant leur ris me cédant leurs envers
C'est toujours d'un salto léger sur le côté
Qu'au tout dernier instant s'en vient au débotté
La fée vive des eaux de son sourire aimable
Me laisser entre doigts l'odorante vapeur
Qui du songe à venir me font triste sapeur
Que demain la saisir enfin serai capable.