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Cerveau et Poésie

Par : Pierre Lamy

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Pierre Lamy

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La création poétique est un exercice neurologique fascinant. Contrairement à l'écriture d'un texte purement factuel, la poésie demande au cerveau de jongler simultanément avec le sens des mots, leur rythme, leur sonorité (les rimes) et les images mentales.

Des études en imagerie cérébrale menées sur des artistes en plein processus de création (comme l'improvisation de poèmes ou le slam) montrent une baisse d'activité spectaculaire dans le cortex préfrontal dorsolatéral.

Cette zone est le siège du contrôle de soi, de la censure et de l'auto-évaluation. Lorsqu'elle se met en veille, le poète accède à un état de "lâcher-prise". C'est ce qui permet aux idées originales, aux métaphores audacieuses et aux associations de mots inattendues de surgir sans être bloquées par la peur du jugement.

Des chercheurs ont découvert que la poésie (particulièrement lorsqu'elle est lue à haute voix ou rythmée) active les zones les plus anciennes de notre cerveau, comme le système limbique et le noyau accumbens, exactement de la même manière que la musique.

L'anticipation d'une rime ou la beauté d'une métaphore peut déclencher une libération de dopamine (l'hormone du plaisir), provoquant parfois de véritables frissons physiques chez l'auteur ou l’auditeur.

Posté à 07h30 le 30 juin 26

Édité à 12h48 le 30 juin 26 par Pierrelamy

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Jim

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Les 3 mon colon, sous le regard de cahin et de caha !
On se doute que les hormones de désir-plaisir sont à l'oeuvre, sinon, quoi serait entrepris ? Le sentiment esthétique, c'est de la chimie... Ce qui est intéressant, c'est la rencontre d'une configuration psychique et d'une architecture, de cette rencontre résulte le sentiment dit du beau, que l'on traduit par la notion d'harmonie; il s'agit d'une entrée en résonance, ou accordance. Cela vibre quel que soit le support ou matériau de l'oeuvre, du plus concret au plus abstrait; on voit que même en science dure, ce sentiment du beau se présente.
Séparer émotion (qui est littéralement "mise en mouvement") et intellection est une aberration. On peut donc composer avec ce qu'il y a de plus archaïque en nous, aussi bien vers le bénéfique que son contraire le maléfique, telle par exemple que la xénophobie. Un représentant de cette dernière espèce peut être intelligent, sensible et cultivé, dès que l'archaïque en lui s'active, inutile de discuter. C'est la crainte du Minotaure dans le palais de Cnossos, la menace de régression ou chute vers la Bête. Activer ce fond archéologique, en chacun , n'est pas sans danger, et permet la manipulation. C'est aussi l'empire primitif et salvateur du réflexe reptilien...
On baigne au quotidien dans ce jus. Méfions-nous des maîtres baigneurs !

Posté à 14h44 le 30 juin 26

Édité à 14h53 le 30 juin 26 par Jim

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