Il est venu le temps des fleurs,
Des beaux discours et des longs pleurs
En fausse estime.
N’encensez point ce pair secret
Qui, de tout temps, fut trop discret
Pour être intime !
Rien ne fut dit sur son talent
Quand il croyait être excellent,
Car fort loquace.
Certains l’auraient voulu muet,
Bien moins abscons, moins désuet
Et moins cocasse.
D’affèterie de haut niveau
Il paraissait être ce veau
Tétant sa mère,
Mais gambadant sans nul licol
Qui salirait son joli col
De vraie commère.
C’est l’heure du dernier festin !
Alors glosons sur son destin
Et son étoile.
Fermons les yeux, par pur respect,
Puis acceptons de cet aspect
Ce qu’on dévoile.
Plaçons au fond de son cercueil
Tous ses écrits, mis en recueil
Par bienveillance !
Nul ne devrait partir haï
En se sentant plutôt trahi,
Pour défaillance !