Sonnet
Ce soleil-là n’est pas le mien
J’y brûlerais ma pauvre face
Sans atteindre au profil rapace
Du versificateur ancien
Le sonnet n’est-ce pas dépasse
En lui-même un art parnassien
Et je hais l’académicien
Que toute entorse au code glace
S’il faut pour briller assoner
Subtilement déraisonner
En révérant l’utile règle
Je préfère en utilisant
Du croupion les plumes de l’aigle
Glisser au lof dans le brisant
Sonnet
(Dix ans plus tard…)
Se pourrait mien ce soleil-là,
Mais il est tard pour que j’advienne
A la perfection musicienne
Exigeant, pour son Walhalla,
Qu’on pose strictement le la
A la loi, si théoricienne,
Dont Banville a cru faire sienne
La coercition qui cala
Le poème, en des rails trop fermes,
En en déterminant les termes
Au-delà des classiques us.
Que de larmes de sang suées
A réfuter, de ce corpus,
Quelque atteinte aux Saintes Nuées !