Qui donc pourrait prétendre avoir vu, le début
Tout autant que la fin, d'une petite chose
Dont on ignore, en fait, cette métamorphose
Qui nous la fait jeter, trop souvent, au rebut ?
Si l'éclaircie, le soir, laisse place à la nuit,
Le soleil point ne meurt pour au matin renaître.
Il partage son temps au-dessus de chaque être ;
Il demeure discret et jamais ne nous nuit.
Ainsi, par ignorance, au-delà des extrêmes,
Des maux on imagine en cultivant la peur,
Et nous restons figés dans la moite torpeur
De ces effrayements dont nous sommes barèmes.
Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ;
L'univers n'obéit qu'à cette unique norme !
©JIM