L’amour la mer
De rivages rêvés parsemant mes naufrages,
J’espère aborder, un jour, à ces îlots verts
Que me promet demain l’archipel de mes vers,
Encor que l’espoir, ma foi, soit nocif aux sages.
Fini la rigueur, là-bas, des tristes hivers.
Un éternel printemps enchantera mes pages. !
Pour faire joli, au ciel, quelques frais nuages
Sèment des reflets blancs sur l’indigo des mers...
J’irai sur ma pirogue «à jamais littéraire»
Au gré du vent, pêcher des paroles d’argent.
Mille tons combleront mes filets de lumière !
Debout sur mon esquif, dans le rythme changeant,
J’entendrai l’infini, infus dans le langage,
Résonner dans mon coeur comme en un coquillage.