Quand le rossignol s’est tu,
L’été s’en est allé
Et, avec lui, le cri des enfants
Dans l’eau fraîche du torrent.
J’ai à peine eu le temps de m’en apercevoir.
La chaleur est tombée,
L’écureuil s’est mis à courir plus vite,
Soucieux de terminer à temps ses petites affaires secrètes.
Les chevreuils sortent davantage à découvert,
La couleuvre du jardin ne se montre plus,
Ni les lézards.
Je regarde d’un air pensif le soleil, doux maintenant,
Tirer poliment sa révérence,
Avant de s’éloigner.
Demain les arbres mettront leurs habits de feu.
Ils laisseront le vent d’automne
Leur enlever une a une leurs belles feuilles jaunes et rouges.