Une vie sans toi…
Il est des nuits sans lune où la douce quiétude
De ma chambre, à genoux m’invite à implorer
L’aiguille si terrible du temps de s’arrêter.
Elle égrène nos vies traîtresse turpitude
Ne laissant du pavé brillant de la jeunesse
Q’une triste avenue délabrée et sans liesse
Nous allons et venons insouciants du chemin.
De miroirs en espoirs, à courir et rêver
D’un roi ou d’une reine, à tendrement aimer.
Et passe l’âme sœur devant le cœur éteint…
Alors au fond du lit, seule, elle pleure en vain
L’aveugle qui méprise rides affamées
Et ne voit pas venir la fin de ses années !
Il est des nuits sans toi, il est déjà demain…
Tof