Les sentiers abattus s'évanouissent désormais,
Les ruines se profilent au fond de mes regards:
Décombres encore fumantes, paysages désolés
Où de lascives succubes se jouent de mes écarts.
Les milliers de soleils m'aveuglent et m'éblouissent
Mais je sens leurs jugements peser sur mon cœur lourd;
Les squelettes en blouse blanche cachés dans les abysses
Me vouent leurs danses macabres au son clair des vautours.
Il n'existe nul refuge sur ces places désertées;
En leurs centres les idoles me méprisent et m'insultent
Je suis une étrangère, une enfant condamnée
Au front marqué des pattes de Lucifer en rut.
Extirpez ces coupables désirs qui me rongent!
Ne me regardez pas, juges qui me bannissez
Sous vos accusations, c'est mon corps qui s'allonge
Et se noie dans les eaux salvatrices du Léthé.