J’entends dans la campagne assoiffée qui gémit
La terre crépiter au soleil obstiné.
Le feuillage haletant se craquèle et frémit
Et tombera trop tôt sur le sol buriné.
La pierre que l'herbe aride ne retient plus
Dévale sourdement le sentier poussiéreux.
Les oiseaux d’habitude éloquents se sont tus,
Le ruisseau dénutri se tapit, silencieux.
Les fruits que les arbres ont conçus au printemps
Tombent épuisés dans le pré maigre et roussi
Ou bien tentent de se river farouchement
Aux branches efflanquées, espérant le sursis.
Dans le ciel défilent des nuages pressés.
L'autan qui les charrie est absent ici-bas.
Au-delà, tout au nord, ira se déverser
L’ondée tant attendue qui nous oubliera.
Poème écrit par
Oxalys
Siccité
4
"Siccité" est un synonyme didactique de "sécheresse".
J'ai choisi un mot savant pour intituler ce poème traitant d'un thème simple pour avoir l'avis des lecteurs/trices. Qu'est-ce qui importe le plus dans le choix de lectures : le fond, la forme ou l'auteur (e) ?
J'ai choisi un mot savant pour intituler ce poème traitant d'un thème simple pour avoir l'avis des lecteurs/trices. Qu'est-ce qui importe le plus dans le choix de lectures : le fond, la forme ou l'auteur (e) ?
Tous droits réservés © Poème posté le 13/07/2026 par Oxalys
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