Roches noires et brutes d’un désert calciné
Semblent pierres de lave grillant sous le soleil
Plus loin, la plage rose aux doux reflets de miel
Est brodée de collines aux buissons décharnés
La mer est à côté écrasée de soleil
Immobile et bleue, où un boutre louvoie
Essayant d’attraper le vent dans sa grand’ voile
La Mer Rouge au loin a épousé le ciel
La route caillouteuse mène au Lac Abbé
On a quitté la terre pour un monde lunaire
De grandes cheminées surgissent pétrifiées
Fumantes, déchirées, grands dragons de calcaire
Le temps s’arrête, brûlant, la vie dans cet endroit
Est rude et farouche pas un arbre n’éclot
Dans ce temple d’Hadès des mirages ondoient
De torrides vapeurs remontent du Chaos
Le lac enfant du rift aux bords teintées de rose
Couleur douce mouvante au rythme des flamands
Qui volent en nuée et puis soudain se posent
Escortés en essaim par de grands pélicans
Près du lac chimérique quelques oasis vertes
Voient paître des troupeaux de chèvres et de moutons
Que les nomades Afar guident de leur bâton
Ce monde primitif est tout leur univers
Plus loin des dromadaires broutent des épineux
Des antilopes fuient dans le matin d’été
En provoquent l’envol des grands ibis sacrés
Dans un décor sauvage et un ciel toujours bleu
Des femmes Afar fines, gracieuses et cuivrées
Assises accroupies devant leur hutte ronde
Ignorent qu’elles vivent dans un désert brûlé
Semblable à jamais à l’éclosion du monde
Poème écrit par
PlumesdAnge
Les rives du Styx
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Poèmes situé dans la Corne de l'Afrique
Tous droits réservés © Poème posté le 14/07/2026 par PlumesdAnge
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