A trop se dissiper les nuages nous manquent.
Ils savaient sous leurs plis nous offrir une planque,
leur absence ouvre un four, haleine suffocante
où cuit à petit feu la Terre incandescente.
La fraîcheur des matins et les longs soirs sereins
des étés de naguère à peine ourlés d'un grain,
s'ébrouaient guillerets sous un petit crachin
réveillant d'une rose assoupie le parfum.
Nous aimions des saisons les couplets rituels,
sans surprise suivions leur sage ritournelle
leur cycle nous comblait, paisible carrousel,
immuable agenda d'un jeu perpétuel
Au loin se sont enfuis les nuages dolents
nous laissant à merci de ce ciel accablant
sous le joug d'un soleil implacable tyran
nous demeurons figés, brisés dans nos élans
