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Poème écrit par Deshaiessaintes

Plutôt bien Loti

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Un monde tient dans ses malles,
Les sortilèges d’une fiole,
Une fragrance animale,
Dont la prégnance s’étiole.

D’avant la fonte des pôles,
Des sales blagues réchauffées,
Qu’aurait catastrophé,
L’arrogance crasse des malls.

Un navire miniature,
Aux voiles embouteillées,
Qui, porte, entrebâillé,
Toute sa soif d’aventures.

L’or fané d’écussons,
De pouacres équarris,
L’écume, âcre rançon,
De la piraterie.

Un narguilé afghan,
Tété sur des tapis
Aux poinçons élégants,
Des kaftans d’Ethiopie.

Un calumet nacré,
Caftant le chanvre indien,
Le rituel sacré,
De son pain quotidien.

La corne d’abondance,
D’un prêtre dionysiaque,
Narguant de spasmes iliaques,
Toute notion de prudence.

L’écaille aphrodisiaque,
D’une tortue albinos,
Fruit de Galápagos
Afro -paradisiaques.

Un coffret écaillé,
Qu’emperle le fretin,
De la Mer rouge, butin
Durci de lait caillé.

Un échiquier d’ivoire,
Où corne l’éléphant,
A condition d’avoir,
Gardé son âme d’enfant.

Un mousqueton orné,
D’armes de Somalie,
Crosse du fusil qu’Ali,
Eut le chien de corner.

Une statuette de taille,
Rescapée du Tonkin,
Qu’a contre ses batailles,
Comme une dent de requin.

Un poignard recourbé,
Incrusté de rubis,
Fourbement dérobé,
Aux tribus d’Arabie.

Une porcelaine de Chine,
Peinte par les doigts de fée,
De masses courbant l’échine,
Qu’avaient cru triompher.

Comme le livre d’image,
Qui protégeait vos pieux,
Fermez vos yeux, sont pieux,
Ses mensonges et messages.

Tous droits réservés © Poème posté le 13/07/2026 par Deshaiessaintes

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