Tout enfant est poète ! affirme-t'on. En espérant que l'est resté celui qui assène cela. L’œil incisif, le rire, sont le pain quotidien de celui qui s'épanouit, du peuplier qui devient peuplier, et non pas chêne ou roseau. Inventer des paysages terrestres ou sidéraux au sein desquels il traque les méchants, croisant un pain au chocolat qui se transforme en chocolatine, voici son pain quotidien, celui qui n'est pas perdu.
L'imagination se nourrit de peu, pas besoin d'une Porsche pour rouler en montagne, une caisse renversée suffit, et le paysage défile sous les yeux de celui qui raconte ; et ceux qui l'accompagnent le voit... différemment. Parfois, on a un grave accident, on est blessé et l'on joue au docteur, ou d'affreux contrebandiers, par défaut d'imagination, tuent un compagnon. Trois tours de magie, car la sœur du copain est une sorcière qui connaît le secret des herbes, et hop ! le défunt chevauche à nouveau le coursier de l'espace...
Tant qu'on permet à l'enfant de rêver, de produire sa fiction, il distingue fort bien le réel du virtuel et, si adulte vous hésitez, il éclate de rire en clamant ça compte pour du beurre !, sachant très bien la différence entre le beurre et la margarine.
Comment l'adulte pourrait-il prendre de la hauteur, ne pas subir le présent, s'il n' a commencé par rêver, s'il ne continue de rêver ?
Ce projet est impossible. Il ne nous reste qu'une chose à faire : le réaliser ! (Latécoère)
©JIM
Ce message a été édité - le 03-04-2024 à 20:58 par Jim