Le coeur battant
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J’écris par besoin d’une mer qui ressemble à la mer
Celle en colère et celle d’huile Celle noire et celle d’or
Plurielle en ses salives, une en l’indigo de son altitude
J’aimerais que son flux comme jadis me revienne avec
entre ses crocs d’écume un coquillage, un bois flotté
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ou quelque tesson d’amphore grecque, rescapés du ressac
qui les dépose, en offrande au hasard, sur l’arène littorale,
muets symboles de solitude et diserts témoins du passé
pareils à la citerne du poète emplie de ses échos futurs
alors qu’ils arpentait vivant les allées de son cimetière
.
J’observe mon regard en train de regarder les vagues
imaginées qui peuplent la musique de mon souvenir
Venues et reparties puis revenues et reparties encore
exactement comme cette fille dans la rue Je la vois
sourire aux anges de son téléphone, en marivaudant
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elle avance, recule J’écris qu’elle ressemble à la mer
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