J'attends une oie blanche
J'attends une oie blanche, grosse comme un bombardier, pour m'apporter quelque chose de bon. Pour elle j'écris et lis, je me coupe les ongles et les rêves ; jour après jour, elle est plus réelle.
Le silence, libéré une seule fois en toi, prend son envol et tu ne peux plus l'attraper parmi les nuages rouges, parmi les immeubles carrés… dans n'importe quelle direction, le même endroit vide, horizontal-cuivré.
Je suis un petit pays, je n'ai qu'un seul habitant ; les enfants comprennent mes signes, je mime, donc j'existe. Je suis un pays chaud, un oiseau migrateur va m'ombrer. "Viens quand tu veux !", on dit avec toutes les deux mains, courbées haillons vers le haut.
Ce message a été édité - le 18-07-2020 à 09:03 par Ovi d’Andenne