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Auteurs Messages

Jim
Membre
Messages : 1542


Posté à 01h48 le 25 Sep 20

Au bord de l'onde fuit l'histoire
Que nous aimâmes dévoyée
Les souvenirs sont les noyés
Aux tourbillons de la mémoire

Ils ont posé sur l'écritoire
Comment les flots les ont broyés
Au bord de l'onde fuit l'histoire
Que nous aimâmes dévoyée

Nous la suivîmes sans y croire
Tant était belle la choyée
Mais elle est foule côtoyée
Par ceux qui font chansons à boire
Au bord de l'onde fuit l'histoire.


Hoho
Membre
Messages : 287


Posté à 16h58 le 25 Sep 20

Tu t'inscris dans la belle tradition du temps, du souvenir et de l'eau. Un joli poème où tout coule comme de l'eau de source Mdr


En te lisant, j'ai pensé à Héraclite et à Apollinaire mais aussi à cette magnifique sentence du lac de Lamartine :

L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons !



Bonne après-midi Jim Salut



Ce message a été édité - le 25-09-2020 à 16:59 par Hoho


Jim
Membre
Messages : 1542


Posté à 23h01 le 25 Sep 20

Merci de tes lecture et avis, Hoho. Ceux que tu cites évoquent aussi Ronsard avec son:
"Le temps s'en va, le temps s'en va ma Dame,
Las ! le temps non, mais nous nous en allons"
.


Jean-Mi
Membre
Messages : 446


Posté à 23h31 le 26 Sep 20

Salut Jim,

J’aime bien, hé oui l’histoire se faufile dans le temps !
Tiens c’est rigolo j’ai écrit un poème mais avec histoire au pluriel : « Histoires d’eau ».

Allez je le dépose.
Jean-Mi


Kerdrel
Membre
Messages : 602


Posté à 10h23 le 28 Sep 20

Histoire d'Ô c'est sympa aussi

Sourire Mdr Salut


Laugierandre
Membre
Messages : 1421


Posté à 11h28 le 28 Sep 20


Bonjour JIM,

Bien souvent tout grandit en se changeant en souvenirs. Ils agissent un peu comme les rentes de la mémoire. Parfois même, ils réinventent la vie.

Oui, c'est vrai, tu as bien fait de les associer métaphoriquement à l'onde. La parole est en quelque sorte cette "soeur" de l'eau que l'on entend chuchoter dans les sources, rire dans les ruisseaux ou encore se déchaîner dans l'ouragan.

L'imagerie de l'eau ramène constamment à la métaphore de "l'esquif", de la "source", de "l'ancre". Elle est l'incarnation emblématique de la fluidité, de la vanité des choses de ce monde et du flux imparable du temps.

Une écriture viscérale, assez éloignée de la prosodie classique, mais attachante et expressive par les comparaisons.

Cela me rappelle ce distique de Paul VALÉRY :

L'eau tranquille m'attire où je me tends mes bras :
À ce vertige pur je ne résiste pas.


MA BIEN CHALEUREUSE AMITIÉ.
EXCELLENT DÉBUT DE SEMAINE, JIM.

ANDRÉ

Salut Salut Salut

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