Il s'agit du vers 499 dans le livre IV de l'Énéide de Virgile, soit la strophe complète:
Haec effata silec, palor simul occupat ora.
Non tamen Anna nouis praetexere funera sacris
germanam credit, nec tantos mente furores
concipit aut grauiora timet quam morte Sychaei.
Ergo iussa parat.
On peut comparer les traductions suivantes:
Son visage à ces mots se couvre de pâleur.
Mais Anna ne croit pas que sa sœur dissimule
Sous ces étranges rits les apprêts de sa mort;
Elle ne conçoit point un si grand désespoir
Et ne craint rien de plus qu'à la mort de Sychée.
Elle s'empresse donc d'exécuter ses ordres.
(Traduction rythmée de Marc Chouet)
A ces mots, elle se tait, et aussitôt la pâleur se saisit de son visage. Malgré tout, Anna n'imagine pas que sa sœur cache sous cette étrange cérémonie les apprêts de sa mort ; elle ne peut se faire à l'idée d'un tel délire et ne craint rien de plus grave que pour la mort de Sychée. Elle accomplit donc ses ordres.
(Traduction de Maurice Lefaure & Sylvie Laigneau)
A ces mots elle se tait et son visage se couvre de pâleur. Anna pourtant n'a pas l'idée que cet étrange sacrifice cache des funérailles ; elle ne se figure pas jusqu'où va la violente passion de sa sœur ; elle ne craint rien de plus grave qu'à la mort de Sychée. Elle accomplit donc ses ordres.
(Traduction de Jean Giono)
Le poème de Valéry :
https://lespoetes.net/poeme.php?id=2938&cat=ph
Ce message a été édité - le 13-05-2022 à 09:45 par Jim