Mio Signore, è chiaro, lascerei scritto qualcosa :
La ragione, i pochi amici la sanno,
ma ci sono anche altre ragiono. Si sposimo
i giovani : di concedere anche soltanto un anno
di vita non vogliono saperne. Ma è odiosa
la vita ! E andata avanti, con irreparabile danno
di chi è vissuto : non ba avuto posa,
starle dietro è stato un umiliante affanno
i primi tempi : ora la si lascia andare.
I ragazzi non danno più consolazione,
neanche per qualche ora. E mortale
la loro vita né più ne meno che la mia. Signor mio guaglione,
sono dei piccoli borghesi : la fatale
stupidità gli copre il viso come un atro cerone.
Pier Paolo Pasolini, nuit du 20-30 août 1971
Traduction:
René de Ceccatty
Mon Seigneur, c'est clair, je laisserai quelque chose par écrit :
La raison, mes rares amis la connaissent,
Mais il y a aussi d'autres raisons. Que les jeunes
Se marient : concéder rien qu'un an
De vie, ils ne veulent pas en entendre parler. Mais la vie
Est odieuse ! Elle a continué, avec un dommage irréparable
Sur qui a vécu : il n'a connu de trêve,
Aller à sa suite a été une fatigue humiliante,
Les premiers temps : maintenant, il la laisse aller.
Les garçons ne lui procurent plus de consolation,
Même pour quelques heures. Leur vie
Est mortelle, ni plus ni moins que la mienne. Seigneur, mon lascar,
Ce sont des petits bourgeois : la fatale
Stupidité lui couvre le visage comme un fard noir.
Extrait de
Sonnets – Ed.: NRF/ Poésie / Gallimard - 2012
Retour :
https://lespoetes.net/forumvoirtopic.php?t=20909&page=1#p_147288
Ce message a été édité - le 07-05-2023 à 16:59 par Jim