Demain où vas tu
Déjà si loin
Sans moi
A l’orage ténèbres
Les idées sans rien
La couleur du rivage est si floue
Jamais sang ne fût plus clair à mon esprit
On rit de moi
On pleure de l’autre
On se doute et plus rien n’est autre
Le chemin s’arrête ici
Aucune parole
Juste le superficiel
Sur ma tombe est écrit
« Ailleurs je suis bien… »
Et les fleurs en plastique vibrent de l’inutile que l’on donne à la vie
Dans une caisse en bois
Au fond du trou creusé par des hommes fourbus
Le tas de terre recouvre ma délivrance
Et le marbre éclaté resplendit
Maudissant vos prières incultes
Vous aimez plus les morts que les vivants !
Donnez moi une raison
Que je sois sûr du bon choix
Que l’arbre qui me protège soit mon ombre
Au cœur des avinés le soleil est gris parfois
Souvent il brille en étincelles enviées
Au rebord du gouffre, sans chaleur, au rebord du gouffre, sans froideur, au rebord du gouffre..
Je me suis trop saoulé de la vie pour oublier la mort
La faucheuse n’arrive jamais quand on l’attend
Mourir dans un lit me fait peur
D’hôpital ou le mien
Je veux une mort violente
Etre démembré, méconnaissable
Que les belles âmes qui pleurnichent, regardent en face l’oublie
Ce besoin constant de pardonner aux morts l’avanie de leur vie
Se souvenir des bons moments ?
Que d’hypocrisie
Oui, écartelé dans la souffrance jusqu’au bout
Je ne veux pas de vos regrets faciles
Alors je vous écouterai...