Est-il possible que l’été
déjà se conjugue au passé
J’étais à peine
je m’étonne
de la rigueur des pluies d’automne
me contraignant à composer
avec un temps qui se décline
à l’imparfait définitif
Si je suis
cela va sans dire
mais quoi
une autre saison d’être
un avatar d’avoir été
clou fiché dans son crépuscule
spectre d’étoile
corpuscule
éteint depuis dix mille années
Ayant trop bu l’eau du Léthé,
Ton présent fut antidaté.
Où vit la veine
Où tu résonnes ?
Les souvenirs comme les pommes,
Au sol, aiment à s’écraser
Et la compote dégouline
Face au regard admiratif
De mille nuits ;
Mais tu t’en tires
Au choix :
Vers un avenir où renaitre
Détruira chaque déité
Ou sur l’espace minuscule
Quand la grand-voile
Majuscule
Se gonfle aux bribes surannées.
Depuis que la conscience lui est tombée sur le chef, la bestiole s'interroge sur cette fugue qu'il ne sait plus trop être soit une réalité, soit un artefact bien commode pour son arrangement du monde. Au début était un ciel fixe alors que nous passions...
En physique, toute grandeur se caractérise par un opérateur qui en permet la mesure; or, le temps est la seule grandeur ne disposant pas d'opérateur : c'est une p..... d'énigme !
Merci les amis de m'avoir accompagnée dans cette ultime saison d'être avec vos mots et vos réflexions qui me laissent penser (mais je m'en doutais !) que la fuite du temps, vous aussi, vous turlupine. Passé, présent, futur, la compote est à avaler sans en chercher l'opérateur mais en tâchant de l'apprécier de cuillerée en cuillerée