Ces caprices divins sont des larmes gelées,*
Quels que soient leurs habits, qu’importent les saisons,
Elles sont des joyaux, les arêtes zélées,
Qui peuplent la blessure aux foyers des maisons,
Quand, fille, elle imagine une âme sœur et d’ores
Et déjà musicien des tristes oraisons,
Son souffle n’est guidé que par des madrépores.
Parfois, femme, déchante –en son intérieur for-
Au fond de l’us aime rêver de quelques Maures
Ou de Cambodgiens nus près du Temple d’Angkor.
Elle s’ennuie et, dans son lit, ne jamais bisse
Les assauts d’un mari qui n’a rien d’une Athor,
-Ah que son émotion se ratatine et baisse !
Mais c’est ainsi, ce sort qui lui chagrine l’œil
Est le sort de la femme et brille au frontispice
D’une œuvre mâle et dont le titre est un vil feuil
A peine ébauché de, parfois, quelque tendresse
Qui balaie à l’autan tant le muscle et l’orgueil
- S’il savait, ce chauve, la force en notre tresse !
Cela fait mille temps et d’autant de cieux
Que, sérieux, Dieu néglige la Déesse*
Et qu’elle n’est que proie à l’ombre de ses yeux.
A part leur importance, on les dirait pillées
De toute leur essence ; il faudrait être vieux
Pour rendre hommage à leurs amours éparpillées ?
* ou Que, sérieux, Deus néglige la Déesse
* dernier vers du poème de Banville, Décor, Les stalactites.
Ce message a été édité - le 23-03-2024 à 20:03 par Lau