Cette ligne brisée où l’horizon s’emmêle
Nous barre l’étendue infinie ; un trait frêle
Au ciel imperturbable en un soir calme et plat.
Là-bas, contre une mer de reflets, tout l’éclat
Des nuages scintille à l’ombre disparue,
Tandis que le soleil plonge à l’inverse crue
De l’écluse elliptique et volte ; ainsi tout va
Sa course astronomique où l’étoile rêva…
Là-bas, la vague crête aux ors tendus s’estompe
Et pendant que la nuit comme un couperet tombe
Je songe que le monde est un instant qui court,
A la pointe du temps, dont le présent,
trop court,
tourne.
Ce message a été édité - le 16-10-2024 à 22:23 par Salus
"Cette ligne brisée où l’horizon s’emmêle"
souligne, si petits, dans l'infini des cieux
nos infimes tourments face à l'intemporel
que Salus, magistral, déploie devant nos yeux
J'aime, au profond des mots, qu'un vertige révèle
L'immensité cosmique où notre ciel soyeux
Roule en sa part de vide et toujours renouvelle
L'idéal de son cycle (on a jamais vu mieux)