Hommage, croches et quarts de ton
Assignée à résistance
L'imagination fertile,
Folle-du-logis sertie
Dans le chas d'un pas de danse,
Trouve-t-elle la sortie ?
- Oui ! car elle est érectile
Et pousse avec insistance
L'euphonie et la cadence !
La magie - et tu l'entends -
Mais à quoi cela sert-il ?
- Demandez donc à Verdi
Si tout s'est passé dedans
Quand Euterpe a reverdi
Comme abeille son pistil !
Il en jouit tant et tant
Que de Roncole à Bludenz
Tous ouïrent des merveilles !
Le génie est exogène ;
L'âme n'est pas là logée
En toi corps qui pourtant veilles ;
L'âme n'est pas accrochée
Tel, pendu, le ladre au chêne !
Trille, en triant tu te tailles
La part des lions aux failles
Où fraye tout musicien,
Ces passages dont jaillit
Le rythme pur que jadis
L'universel son fit sien.
L’harmonie est là ! - Je dis
Que l'Equilibre haït,
Dès poussés, ces cris anciens
Jappés par les premiers chiens !
Spéculaire mélodie ;
Hors du monde, invisible île
Où toute joie ample brille
Par l'art subtil applaudie,
Sourde au cuistre comme au drille
d'appréciation débile !
(Et quand la note est partie,
Nul silence qui soit scie !)
Ce message a été édité - le 06-01-2025 à 14:03 par Salus