Profitant d’un répit pour changer de chemise
l’hiver s’est dépouillé de toutes ses flanelles.
Le ciel débarrassé de ses haillons de pluies
pousse vers les fossés l’écume de ses lies
qui bordent les sentiers
débordent des ornières.
Dans les flaques se brisent
de grands miroirs troublés.
Sur les mousses gorgées d’eau vive, de murmures
le pied du promeneur se surprend allégé
il s’offre un pas de danse
au soleil qui fulgure et signe d’un œil rouge
une trêve au déluge
Ce message a été édité - le 16-01-2025 à 11:06 par Arielle