Le monde serait beau si nul oeil ne mourrait
Le jour se lève et puis se couche et les étoiles
Brillent incessamment sans déchirer les voiles
Qui pleurent sur les prés où guettent les fourrés
Ce serait fort plaisant qu'il n'y eût nul arrêt
Nul orage éteignant le feu vif sous le poêle
Mais la source a sucé de toute fleur la moelle
Afin que continue d'ombrager la forêt
Ici c'est la tempête et là le tremblement
La flamme du volcan puis la mer qui déborde
Le renouveau surgit en terrible tourment
Puis tout se fige en la fraîcheur d'un rutilant
Printemps On croirait bien que les démons s'accordent
Dans un temps où tout bat d'un cœur toujours plus lent.
Merci, Macha, de ta lecture et de ton coucou !
Dans ce sonnet, je me suis écarté des schémas standards d'écriture des tercets, en clin d'œil à Pétrarque.