J’ai essayé d’écrire mon propre haïku en restant à peu près dans le thème. J’ai renoncé ici à la notion de « terre », qui pourtant me plaisait bien (la théière, du coup, serait plutôt en porcelaine), mais je me suis efforcé d’introduire deux éléments se répondant l’un à l’autre. Il n’y a pas d’opposition ici, plutôt une similitude, mais l’opposition n’est que l’une des possibilités (j’ai d’ailleurs oublié de mentionner la « comparaison » dans les « rapports sémantiques entre les clauses » de ma magistrale étude (
https://lespoetes.net/forumvoirtopic.php?t=24239&page=1) que vous avez tous lue avec attention et et que vous savez tous par cœur :lol

. Bref, rien de transcendant sans doute, et juste une possibilité parmi beaucoup d’autres :
La vapeur s’exhale
du col blanc de la théière
sur le fleuve, un cygne
(Je ne le revendique pas, car je n’ai jamais contemplé de cygne sur un fleuve tout en buvant du thé. En cherchant, je n’avais d’ailleurs jamais écrit de haïku parlant du thé, n’étant pas un buveur d’eau chaude – enfin si, parfois, mais en cachette). Par contre j’avais écrit celui-ci, à propos d’un cygne (réellement observé, celui-ci) :
Le cygne rejoint
son image à la surface
du fleuve immobile
Là, c’est une « phrase repliée », je l’admets, mais j’ai essayé de traduire une impression (le « fleuve immobile », c’était en l’occurrence la Meuse, extrêmement placide comme on sait).