Ce furent des jours de colère
La mort frappait à tours de bras
Poussant des hordes de misère
Les pieds saignant dans les gravats
Du nord au sud, vice et versa,
On labourait dans la terreur
Les champs de ruines de Gaza
Creusant les sillons de l’horreur
Les petits ânes attelés
Tiraient par des voies sans issue
Les reliquats tordus, brûlés
De hameaux entiers disparus
Et sur une foule assoiffée
S’abattait, ultime tourment,
Une pluie de petits papiers
Annonçant un bombardement
Dans un fossé, sous une bâche,
Poussez à l’abri vos enfants
Les guerriers n’ont plus qu’une tâche
Eliminer ces innocents