Ayant vécu dans la douceur d'un Occident,
Mollasson et peureux, lequel sut maintenir
Une gloire assoupie et, d'un geste, bannir
Tout cela qui nous mut d'un cœur vif et ardent ;
Ayant su préserver, par delà la frontière,
Le retour menaçant, tant de nos turpitudes
Que de toutes nos paix, sous une croix guerrière,
Habillées de discours plein de fausse attitude ;
Ayant peur de subir l'ensemble des méfaits,
Imposé à autrui, pour ce petit confort
Qui permet de rêver, dans ce pays de fées,
N'être pas concerné par la finale mort ;
Comme gelée qui tremble, à la moindre secousse,
J'ai grand effroi qu'un vivant diable ne me pousse !
©JIM