Merci à tous et chacun de vos lectures et avis.
Bien sûr, persiste un zeste de goût personnel, heureusement sinon, le mot diversité n'existerait pas.
J'ai opté pour la synérèse, pour les motifs avancés dans ma réponse : "quel effet veut-on produire" plutôt que "quel canon veut on respecter" ?
Le fait d'user d'un héritage ne contraint pas à ignorer ce qui fut tant avant qu'après, jusqu'au contemporain: aimer Lully n'interdit pas d'aimer Led Zeppelin. On peut se délecter à lire Laclos tout en raffolant de Céline. Etc.
Alors, rien n'empêche d'avoir dans sa besace à outils autant du Bernard de Ventadour que du Henri Michaux, et si l'envie nous prend de mêler tout cela dans une tchoutchouka perso, rien ne nous l'interdit.
Le "c" de "cet" permet une insistance à laquelle le simple article ne parvient pas. Sa consonance relève plus de l'allitération que de la cacophonie. Mais cette répétition est trop rare ici pour fonctionner comme allitération, et encore moins comme cacophonique. Racine ne s'en est pas privé avec son fameux serpent qui siffle un peu partout... et je me suis bien amusé avec mon "Histoire de son"
https://lespoetes.net/poeme.php?id=24701&cat=pl
Pour ce qui est de "voici" et de "cet", le premier signifie "vois ici", autrement dit un verbe suivi de son adverbe de lieu (tout comme "voilà" signifie "vois là / là bas"), tandis que le second n'est qu'un démonstratif particularisant l'un parmi d'autres; il est donc non redondant d'écrire "ce garçon ci" - ou "cette fille là" -.
Ce message a été édité - le 13-06-2025 à 19:22 par Jim