Tandis que brûle sous mon front
la braise du jargon des guerres
je rêve aux étés de naguère
Bouquets naïfs et purs frissons
Les temps étaient aux violons
Les vents se riaient des frontières
Tandis que brûle sous mon front
la braise du jargon des guerres
Je me souviens des grands ciels clairs
qui moutonnaient sur les moissons …
Sous le vacarme des canons
se fige un éternel hiver
tandis que brûle sous mon front
la braise du jargon des guerres
Éole ignore les frontières
qu'il soit Simoun ou Aquilon
il souffle sur la terre entière
du Nord ou du Sud, c'est selon.
Foin de la gent populacière
qui se dresse au son du clairon
Éole ignore les frontières
qu'il soit Simoun ou Aquilon
Chacun procède à sa manière
Mars entonne La Madelon
Vulcain façonne la rapière
Ça le fait jouir lorsque la guerre
pointe son nase au portillon.
Éole ignore les frontières.
Eole me tient comme un frère
par la main et par mon prénom
il avait inspiré ma mère
qui me vouait à l'alcyon
Je vais je vole par les airs
entre la mer et les vallons
Eole me tient comme un frère
par la main et par mon prénom
Je fuis les tempêtes les guerres
leur préférant les vents fripons
qui me font l'aile plus légère
et soulèvent mes blancs jupons
Par la main et par mon prénom
Eole me tient comme un frère