Mallarméen

Par : Arielle
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Arielle

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La nuit est longue, hélas, quand on n’a plus de livres
que le sommeil nous fuit et que des pensers ivres
tournent à l’infini sur la page des cieux
ancrés à la fenêtre où nous usons nos yeux.

D’une aube en berne suinte un soleil de détrempe
sur la mièvre clarté dégouttée par la lampe
quand la fatigue enfin, que plus rien ne défend,
nous accable au matin comme un petit enfant.

Levons l’ancre en plein jour, hissons dans la mâture
nos rêves trop urbains assoiffés de nature.
Le sommeil est le seul vaisseau de nos espoirs,
sur nos yeux, sans vergogne, étalons nos mouchoirs.

Renonçons aux travaux serviles, les orages
guettent ces galériens qui courent aux naufrages.
Affalés sur nos lits, ces fabuleux îlots,
aux doux bras de Morphée livrons-nous matelots !
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Machajol

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Bon repos dans un sommeil limpide au fil de l'eau ....
Bien écrit, bravo !
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Pierre Lamy

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Joli ce bouts-rimés, que ce jour tu nous livres.
😐
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Tontonjacques

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Même si je chéris la Confédération
Ce roman de Ramuz m’afflige et me consterne ;
Ça manque de röstis, et je vois sans passion
Par le carreau blanchi monter l’aube sur Berne.
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Lau

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Guincher

Mais, ô mon cœur, entends le chant des matelots !*
Il en mêla des sons, troubla des caberlots,
Noyés sous la rythmique usant tous les courages
A deviner les sens de tous ces loin mirages,
Et se désespérer, dire mille au revoirs
Mais revenir encor, encor là tous les soirs !

Une obsession tenace, et qui dure et qui dure
De comprendre un couplet qui, malgré sa froidure,
Nous baguenaude, heureux, sous la pluie et le vent,
Quitte à se retrouver Gros Jean comme devant.
Recommencer toujours, danser, courir, ingambe,
Et saisir une note ; elle sera la rampe
De lancement car un beau jour, nous serons vieux ;
Mais entre nous, Humains, que peut-il être mieux
Que de guincher au son des hautbois et cuivres,
Et d’égarer notre âme entre l’elfe et les guivres (?)

*Dernier vers du poème de St. Mallarmé, Brise marine puis remontée de rimes.
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Jim

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Ah ! cette obsession d'aller voir par là-bas si quelqu'un s'y trouve ! Vers l'inconnu, orient fantasmé (qui commence au sud, les poètes et la géographie, ça laisse songeur...), farwest, etc. certains restent dans leur cabinet, d'autres le proclame avant de fuir la modernité progressiste, comme Tutur, d'autres bourlinguent, soit en tant que fonctionnaire (Claudel, Mérimée, etc.), soit en tant que baroudeur comme Cendrars ou Conrad... Le besoin de s'échapper, d'escapade, d'être déshappé des mains civilisatrices...
Excellent ton poème, le vers 4 est superbe, et les 13 & 14 me collent à la peau.
Big clap clap !
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Salus

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La rime est soignée, les références patentes ; les deux "e" muets non élidés sont d'autant plus dommages.