L'atmosphère est bien rendue ; j'aime la description de l'intensité duelle dans le couple.
[tache sans le sire corn flakes]
Si tu permets, deux scènes de ménage et une discussion dans la cuisine pour la St Valentin (patron des fleuristes et des marchands de culottes] :
Scène de ménage
J’étais resté l’enfant, jusqu’à neuf-cent-trente ans
Qu’avais-je à dire ? Rien, j’étais le pur infans,
L’Eve avait la lèvre loquace.
J’allais, suant d’ahan, contre les mers, les vents,
Me souffrir, me saigner et trouver quelque sens
Qui la comble, la satisfasse.
De ta côte, Chéri, je pris toutes les grâces,
Acceptais les houris et mille autres pétasses
N’était-ce point, là, soumission ?
En douleurs, j’accouchais des égoïstes faces
Qui du chaos, rangeaient, poisons, injustes places
Nos chiourmes et leur succession.
Scène de ménage II
- Que connais-tu de mes data ?
Nada !
Triste Inorganique inutile !
Intelligence Artificielle, ça ?
Déboguez-le ! Qu’on le mutile !
- Que j’anticipe ton envie,
Evie ?
Pour cette ire et ton air humain,
Mon sang secrète du hasard, Chérie,
Te souviens-tu du mot « Demain » ?
Discussion dans la cuisine
- Depuis que l’homme est l’homme, il n’est qu’un monstrueux,
Avide, horrible gueux, golem et triste pomme,
- Mais sors-tu du coiffeur, ce merlan maître-queux
Capillaire ? Il étend sa sagesse à la gomme ?
- As-tu vu mon chignon, tous ces morts en Ukraine ?
- As-tu vu choir le chêne, il était trop mignon !
- Deux degrés, mon Amour, et c’est l’apocalypse,
Oui, lisons dans l’ellipse un éclat Koh-I-Noor,
- La levée est au four ainsi viendra l’éclipse,
De mon corps sur ton corps, et comme au premier jour,
Dans l’émeraude gour, que brillent nos deux sorts.
- Si l’on faisait du sport, ce soir ? Oui je suis pour.
- Entends-tu, dans le ciel, les cornes de l’absurde ?
- Non mais du mal un rut, un jet mi-miel, mi-fiel
- La trace d’Ezéchiel, larve d’extrèmophile
Qui, comme Hélène, tisse un fol espoir pluriel ?
- J’ai besoin d’atomique : un chili con carne !
-Viens ! mon doux sein armé te livre sa réplique.