Tu as pu t'extirper de la voie animale
D'un esprit affûté, seul tu as hérité
Tu aurais pu rester dans ta branche primale
Fragile et sans défense, au destin arrêté
Mais cela ne fut pas, un processus unique
T'a hissé au sommet, tu as posé la brique
Érigeant ton palais, dans ton ascension
Dominant ce monde, ce sans concession
L'eau de ta naissance s'est bue comme ambroisie
Souverain absolu, ton évolution
Chantera tes exploits jusqu'à la parousie.
Qui pourrait deviner, qu'une lignée royale
Naîtrait dans des contrées, où vivre c'est lutter
Pour ne pas s'éteindre, la faune déloyale
De sa faim vorace désirant l'emporter
L'exode commença, d'abord hors de l'Afrique
Hannibal dut rougir de l'exploit héroïque
Et chaque continent vit ta migration
Rien ne stoppa le flux de l'exploration
Océans, montagnes, partout la frénésie
De conquête a gagné, et la Création
Chantera tes exploits jusqu'à la parousie.
Défaite, non jamais, victoire impériale
Sur la rébellion, de par ta volonté
Tu vaincs, éradiques, ton épée est fatale
De t'abattre moult fois les vaincus ont tenté
Tes armées embrasent d'une furie épique
Chaque champ de bataille, ignorant la supplique
Des perdants écrasés, capitulation
Ne peut rimer qu'avec le mot soumission
Ils doivent croire en toi, signer l'apostasie
Qui les convertira, leur vénération
Chantera tes exploits jusqu'à la parousie.
De tes mains tu pétris la glaise originale
Enquêter, réfléchir, c'est ta capacité
À créer, innover, vertu primordiale
Qui caractérise, fait ton identité
De ton esprit jaillit la loi mathématique
Dans tous les artefacts s'imprime ta logique
Rien n'est impossible, l'illumination
Égale le soleil, son ébullition
Change toute matière, en une poésie
L'atome est maîtrisé, sa radiation
Chantera tes exploits jusqu'à la parousie.
Tu surpasses la Mort, ta peine radicale
Annihile la vie, tue la diversité
Destructeur des mondes, force fondamentale
Krishna est revenu, choisis ta déité
À toi puissance et gloire, entité fantastique
Tous ploieront le genou en ce panégyrique
Tu déploies l'égide, fusion, fission
Le souffle ardent rugit, puis c'est l'émission
Qui dévore invisible, et la vie est saisie
L'aube se lèvera, rouge d'émotion
Chantera tes exploits jusqu'à la parousie.
Ô Prince, toi l'humain, pas de compassion
Sur la terre où tu vis, sans interruption
Hurle ta cruauté, sans plus de courtoisie
Ce paradis détruit jusqu'à l'extinction
Chantera tes exploits jusqu'à la parousie.
(Ce texte forme un diptyque avec la grande ballade "Partons ensemble car tu le veux")