"Partir, c'est mourir un peu,
C'est mourir à ce qu'on aime :
On laisse un peu de soi même
En toute heure et en tout lieu.
C'est toujours le deuil d'un voeu,
Le dernier vers d'un poème :
Partir, c'est mourir un peu !
Et l'on part, et c'est un jeu,
Et jusqu'à l'adieu suprême
C'est son âme que l'on sème,
Que l'on sème à chaque adieu.
Partir, c'est mourir un peu...
Rondel de l'adieu.
C'est de Edmond Haraucourt, parnassien "chercheur de vérité".