Après avoir lutté, travaillé, réfléchi…
Toi et moi, pauvres diables acharnés à la vie
Avons nous pris le temps de rire en ce monde
Avons nous vu passer les saisons et les jours
Avons nous seulement pensé à nos vieux jours ?
Ils sont là maintenant impitoyables courts
Avons nous seulement le temps de nous sourire
De nous prendre la main un moment sans rien dire
Pour que le courant passe et pour nous souvenir
Juste des bons moments, juste avant de mourir.
Et quand l’un de nous deux aura fermé les yeux
L’autre n’aura plus qu’à rester silencieux
Pleurer peut être seul à côté du lit vide,
Serrer les dents devant les jours perfides,
Se tenir droit pour deux et aller de l’avant
En attendant le moment difficile de se rejoindre
Comme on se l’est promis, sans se plaindre,
Continuer la vie, faire bonne figure,
Et enfin un beau jour partir ensemble à l’aventure !
Si je pars avant toi, ne pleure pas surtout,
Tu pleures mal et tu renifles, pense que je suis là,
Et que je regarde, que je t’attends là-bas,
En te tendant les bras, que je n’ai peur de rien,
Sauf de la solitude, alors dépêche toi.
(de ma "grand-mère" à mon grand-père)