Étrange quête
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Par ces mots pastellisés d’une sorte de lointains qui évoque ces falaises littorales s’amenuisant avec la mer jusqu’à ce que la brume les infinise en sa laiteuse clarté, j’aurai depuis des années tenté le miracle que tant d’autres ont manqué, que si peu ont réussi, dont pourtant un besoin viscéral poigne, en ce que sa chair a d’originel, chaque humain.
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L’oeuvre d’art, en quoi l’on peut inclure en sa matérialité le poème, n’est pas un acte prémédité de la pensée. Elle est plutôt fondée sur la pensée, quand elle se saisit à sa naissance, au plus près de son origine neuronale, nerveuse. C’est à cette seule condition qu’elle peut, précisément, donner à la pensée matière à réflexion et calcul.
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Exprimer, c’est, en art, exprimer ce qui constamment surgit de l’instant vivant propre à un individu, représentant banal de l’humanité. Cela répond à l’anxieuse nécessité de se saisir de la vie et de pouvoir alors la tendre, l’offrir, au miroir de la conscience. Impossible de rien connaître autrement qu’en surface, tant que cette saisie n’a pas réussi.
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C’est de la vie humaine que je parle, non pas du cosmos auquel s’attache la science et auquel elle adjoint l’être humain comme objet qui serait l’équivalent d’un astre, d’un phénomène géologique, chimique ou physique, bref de tout ce qui peut devenir la cible d’un désir de savoir, dès lors qu’auparavant l’art nous a enseigné quoi et comment désirer.