Un besoin débordant
D’un canin du matin
À caresser sans faim.
Devenir maitre d’une chose
Autre que mon destin
Ma dernière compagnie canine datait
De l’adolescence
Ce qui doit bien faire deux vies.
De chien.
Pour un, seulement.
J’habitais un duplex
Une niche sur deux étages
Dans deux pièces
Avec deux fenêtres
Pour voir le monde
Tout par deux
Et moi tout seul.
Mon quartier respirait la magie
De ces rues anonymes
Drapée dans la chaleur multicolore
De lampadaires chétifs
Qui faisaient danser les ombres
Des voitures sur les trottoirs dorés.
Mais pas de pattes à lever.
Aux dires du boulanger
En quête du compagnon Potentiel.
J’enjambais le pâté de maison
Pour m’adosser au ciel
Un clin d'œil d’étoile
Fixa mon attention
Je quittais mon affût
Pour planer sur l’avenue.
En circonvolution
Cabot promenait maîtresse
En bout de laisse
Avec l’enthousiasme qui sied
À la gente canidé.
Dans une vie d’Autrefois
Il y eu des dames
Attirées par la tiédeur du lit
De ruisseaux impudiques
Qui se jetaient dans l’océan
D’un légitime oubli
D’amours en transit.
Sans amoureux transis
J’allais prendre revanche
...oui, moi aussi, heureusement...car je suis un peu remonté contre les chiens ( de fusil ) actuellement, surtout ceux de Nintendogs...et quand le chien chie là, ça rappelle une fourrure ou un fou rire, mais pas forcément un happy hand