J'abonde dans le sens que donne Ann à l'affaire.
Un pastiche plus ou moins réussi de notre société qui ne sait plus qui croire ni que penser entre l'ultra-féminisme à la Me-Too (comble de l'horreur : "balance ton porc" en France), caricaturé par Ombrefeuille dans "Cerbéresses" et la Perrette de Kerdrel, victime consentante de brutalités viriles.
Est-ce un hasard si le mouvement ultra-féministe, doublé d'hystérie castratrice, est né dans le pays où (presque) toutes les femmes influentes des médias, de la politique et de l'industrie cinématographique, souffrant du syndrome de la vieillesse dégradante et de l'appétit violenteur des hommes, n'hésitent pas, justement, à rajeunir/exagérer leurs attraits féminins -lèvres, seins, fesses- à grand renfort de chirurgie esthétique, mais crient au scandale quand les regards masculins (admiratifs, condescendants ou insistants ?) se posent sur elles.
Une morale à double tranchant que je trouve dangereuse dans la mesure où elle contribue largement, à accentuer méfiance et mépris entre les deux moitiés de l'humanité et que ni le diktat de parité aux postes stratégiques de la politique et de l'économie, ni -mais dans un contexte différent- l'exigence envers l'Eglise d'abolir le célibat des prêtres- ne suffiront pour gommer la différence indéniable entre les sexes, complémentaire par nature, mais controversée par notre modernisme artificiel.
On vient de voir passer deux poèmes "sexistes" de suite qui mettent certains en rage, laissent d'autres indifférents, permettent à leurs auteur/e/s de s'auto-congratuler, mais ne sont, au final, que le reflet flouté de notre société.
Pas de quoi fouetter un chat, ni de censurer...à mon humble avis de modératrice modérée.
Je vois entre-temps que le CHEF a prononcé son verdict sur ce litige. Comme on pouvait s'y attendre : modéré mais intransigeant sur la bonne tenue du site.
Greffier, prenez note : affaire classée, dossier archivé !
Ce message a été édité - le 04-03-2022 à 09:52 par Oxalys