Au plus tendre de l’asile.
Lové entre cœur et âme,
Il a élu domicile.
Investi mon corps de femme.
Dans les vapeurs de la douche
Son sourire se profile.
Et lorsqu’il atteint ma bouche
Il me fait baisser les cils.
Son souffle est dans la brise
Qui soulève mes cheveux.
Et là où la mèche frise
Son baiser m’effleure un peu.
Mon pinceau frôle la toile.
L’huile en charnelle caresse
Modèle nos corps sans voile
Unis dans la même ivresse.
Sa présence est si tangible
Qu'elle accompagne mes jours.
Donne à mes instants fragiles
L'espoir d'un ultime amour.
Anita
Posts: 0
Membre
[Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] Tu sembles toute dans ton écriture, de la sincérité, ça fait pas de mal... ça le fait. biz Nita !
Le dernier quatrain est délicieux...Les trois premiers promettaient une suite sulfureuse, et puis non, avec grâce tu t'envoles vers la toile qui se dessine.
Joli, joli, joli! Allez, je le relis encore une fois!
La sincérité...
Si on la limite à ce qu'elle est bon pourquoi pas.
Mais si on veut qu'elle devienne une manière de vérité je ne suis pas preneur...
La "sincérité" est souvent le début des emmerdements.
La rime est maniée avec aisance. La douche se fait brûlante et puis... le pinceau fait de moi un spectateur, impatient de comtempler cette toile terminée.